DOMME ASBDR dordogne périgord  association pour la sauvegarde de la bastide de Domme et de ses remparts chateau du roy

Domme, une bastide...

UNE POSITION STRATEGIQUE
La bastide de Domme fut fondée en 1281 par le roi Philippe III le Hardi dont la volonté était d’asseoir une position stratégique entre territoire anglais et territoire français. L’implantation de cette ville neuve sur une surface de 150 hectares se fit sur la partie orientale du mont de Domme qui domine la Dordogne de 150 mètres. Le site présentait des atouts défensifs puisqu’au nord la falaise assurait une sécurité non négligeable. En revanche les difficultés d’accès à la bastide, mentionnées à plusieurs reprises par les habitants, faillirent faire échouer le peuplement de la ville. Le tracé de la bastide répond à la configuration du terrain et, comme dans la plupart des bastides en hauteur, les rues sont tracées en fuseau.

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...mais trois villes

LA VILLE HAUTE
Répondant à l’origine à un plan orthogonal, la ville de Domme, tout au moins dans sa partie haute, présente un tracé en damier. Trois quartiers se distinguent dans la bastide : • La ville haute où se trouvaient les nobles, les bourgeois, les hommes de loi. Cette partie comprenait le quartier de la place de la Halle, celui du Roc de Domme avec la Barre, le quartier de la Paillole (en occitan petite paille ou plancher d’un bateau), le quartier de l’Ormet (référence sans doute aux ormeaux), le couvent et le quartier du château. Au XVIIIe siècle, on y trouve les boutiques des marchands et le presbytère.

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... en une !

La ville moyenne - La ville basse
La ville moyenne, avec la place de la Rode, abritait les marchands, les artisans mais aussi quelques nobles et bourgeois.
• La ville basse, dont le centre était la porte de la Combe, accueillait les agriculteurs. Entre la porte des Tours et la porte de la Combe, le rempart portait le nom de cap de Lhome en 1485 et entre la porte de la Combe et la porte Delbos, le quartier s’appelait Banlaure (ce qui veut dire rempart) à partir du XVe siècle. La tradition rapporte que c’est dans cette partie de la ville que se situaient les « rues chaudes ». Au-delà des maisons, il faut imaginer qu’il y avait des jardins, des ayrials, terres, basses-cours, mais aussi des chènevières, des pressoirs à huile.

(copyright Anne Bécheau)



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Portes et remparts de Domme

Ce rempart était constitué d’un mur simple régulièrement percé de hautes archères (embrasure de tir verticale. A Domme, elles sont en forme de croix) cruciformes qui s’intègrent dans des niches munies de coussièges (bancs en pierre permettant aux gardes de s’asseoir à l’abri tout en surveillant les alentours). Il était surmonté d’un chemin de ronde (encore visible à certains endroits). La partie est était la plus accessible. C’est pour cela que Geoffroy de Vivans après 1588, fit ériger de ce côté le fort de Gal (ou de Ga) dont il reste les vestiges d’une tour dans l’actuel cimetière.
Après la période des guerres, le rempart est laissé à l’abandon, n’est plus entretenu voire est utilisé comme carrière de pierres. Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que la municipalité de Domme prend conscience qu’il faut sauvegarder ce patrimoine unique. En 1909, la commune décide de faire classer les remparts et de racheter les murs appartenant aux habitants. Les remparts seront inscrits aux Monuments Historiques en 1910. En septembre 1912, le ministre des Beaux Arts donne l’autorisation de les restaurer ainsi que les portes.

Aujourd’hui, le visiteur peut encore admirer trois portes d’accès à la bastide sur les quatre qui existaient initialement.
(copyright Anne Bécheau)

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La porte des tours

A l’est, la porte des Tours était celle qui restait ouverte en cas d’alerte, tout au moins au début du XVIIe siècle. Elle est flanquée de deux tours percées d’archères. A l’extérieur, deux latrines forment bretèches. La partie inférieure est constituée d’un appareil en bossages (bosses à la surface de la pierre), tandis que la partie supérieure, restaurée vers 1912, fut reconstruite en moellons (pierre non taillée ou partiellement taillée). Les salles de l’intérieur présentent des niches à coussièges, pratiques pour surveiller les alentours. La décoration intérieure date du début du XIVe siècle. La porte fut utilisée très vite après son édification comme prison. En 1307, le roi Philippe le Bel y fit emprisonner soixante-dix Templiers qui gravèrent sur les murs de leur geôle le témoignage de leur foi envers Dieu mais aussi leur colère envers le pape Clément V qui les avait abandonnés. Pendant la guerre de Cent Ans, des prisonniers anglais et français y gravèrent à leur tour des témoignages. En 1588, Geoffroy de Vivans modernisa la porte afin de l’adapter aux canons.

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LA PORTE DE LA COMBE

Au sud également, la porte de la Combe donne accès en contrebas à la fontaine de Giran et autres fontaines qui se trouvent à l’extérieur de la bastide. Son arc segmentaire fut entièrement reconstruit au début du XXe siècle.

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La Porte Delbos

Au sud, la porte Delbos (du bois), sans doute nommée ainsi parce que c’est par là que passaient les habitants qui allaient chercher du bois pour les constructions. Construite au début du XIVe siècle, elle fut remaniée en 1912 pour permettre le passage de gros véhicules. En 1923, à défaut d’avoir le tramway qui desservirait la bastide, les Dommois s’accommodèrent d’un service d’autocars qui reliait la ville à la gare de Vézac. C’est à cette époque que la place devant la porte Delbos fut aménagée pour le passage des autocars et le croisement des véhicules (Délibérations des conseils municipaux de Domme des 19 novembre 1922 et 27 mai 1923).

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La porte du Gal

La porte du Gal, située à l’origine à l’est, a totalement disparu. Des fortifications existent autour de la bastide dès 1281 mais ne sont toujours pas achevées en 1310. L’enceinte ne possédait pas de dispositif défensif côté nord dans la mesure où l’on avait estimé que la barrière rocheuse surplombant la Dordogne constituait un rempart naturel suffisant. Pourtant, lors des guerres de Religion, en 1588, Geoffroy de Vivans, capitaine huguenot, réussit à s’emparer de la bastide en escaladant la falaise.

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Le château du Roy

Ce château, situé sur la partie ouest du plateau de Domme, existait en 1214. Il était alors occupé par Bernard de Casnac, que la chronique de la croisade Albigeoise décrit comme un redoutable cathare. A l'arrivée des troupes de Simon de Montfort, Bernard de Casnac s'enfuit du château laissant aux croisés le loisir de détruire le donjon. En 1257, Domme-vieille est une co-seigneurie tenue par Guillaume de Gourdon et Guillaume Bonafos. A la fin du XIIIe siècle, le château est appelé Castrum de Doma Veteri ou Domme-vieille. Cent ans plus tard, Guillaume de Domme le vend à Pons de Beynac et, en 1439, il est confisqué à Bertrand d'Abzac, le nouveau seigneur des lieux, et réuni au domaine royal. Il devient alors le Château du Roy. Il jouera un rôle important pendant les guerres de Religion. Vendu comme bien national en 1792, il fut pressenti un an plus tard par le directoire du district de Sarlat pour devenir une carrière de pierres pour la construction d'un pont sur la Dordogne. Après avoir été, pendant près d'un siècle, la propriété d'un particulier, le Château du Roy appartient aujourd'hui à la commune de Domme. Deux locataires inhabituels y ont d'ailleurs élu domicile comme le montre l'image ci-contre...

CLIQUEZ ICI pour voir un diaporama des restaurations effectuées sur le château du Roy

Une étude sur le château du Roy vient d'être réalisée par Anne Becheau. Ce rapport a été reconnu par la DRAC comme un document de référence sur l'histoire de ce site. Le titre en est : "Le château du Roy à Domme - étude documentaire historique", il s'agit d'un ouvrage relié de 66 pages de format A4. Notre association en a fait tirer cent exemplaires. Pour le commander veuillez nous envoyer un email à l'adresse suivante : asbdr@orange.fr ou par courrier accompagné de votre chèque de commande à l'adresse suivante : ASBDR - BP 2 - 24250 Domme

AUTRES SAUVEGARDES....

Fontgiran

Alimentées par un ruisseau qui s’écoule dans la combe de Fontgiran jusqu’au Thouran (ou Thouron), ces fontaines furent utilisées de tous temps par les habitants de la bastide. En juillet 1882, la fontaine sud, dite la Grande Fontaine, est  réparée.
Mais c’est en 1908 que le trop-plein des  fontaines qui tombe à la porte de la Combe provoque de nombreuses querelles entre les différents propriétaires, nécessitant une réglementation, tous voulant arroser leurs terres et jardins et les plus élevés détournant les eaux avec des rigoles qu’ils creusent dans le chemin. Quant au lavoir des grandes fontaines, il est rétabli en juin 1927 pour éviter aux usagers de monter jusqu’’à la bastide. Aujourd'hui il n’existe plus.

Croix  Saint James


Ce nom peut faire penser à une appellation anglaise, mais serait en réalité une déformation de l’ancien prénom français Jacme, forme fréquente de Jacques. Une chapelle s’y trouvait. Quant à la croix, même si elle a été déplacée, elle est attestée depuis le XV siècle. L’ASBDR a donné conseil et aide dans la nouvelle implantation de la croix au moment où le parking Saint James en bas de la Porte des Tours a été mis en travaux.

Croix  de la Pierre


Reconstitution avec l’aide de l’ASBDR. Il n’y avait rien. Le socle a été récupéré près de l’usine à ciment où un calvaire avait été bâti pour honorer la mémoire de deux travailleurs morts dans un éboulement.

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Église de Domme

L’église fut détruite en 1589 par G de Vivans,  lorsque ce capitaine huguenot  s’empara de la ville. En 1622, elle fut reconstruite par Henri Bouyssou, maitre maçon de Monpazier. C’est un vaste édifice à nef unique et clocher-mur surmonté d’une girouette qui y fut placée le 21 février  1790. Le fronton de l’église porte la date de 1622, et le porche d’entrée celle de 1883, année de sa restauration
Plus d’histoire !! construite à la fin du XIIIème siècle, l’église de Domme fut détruite lors des guerres de religion en 1589 par Geoffroy de Vivans, capitaine protestant. Les pierres lui serviront à construire une citadelle au Nord Est de la ville.
L’église actuelle est celle de 1622 avec un ajout de 1883 : le porche d’entrée. L’église comporte quatre chapelles latérales. Jusque vers 1775, où cette pratique a été interdite pour raisons d’hygiène, des familles ont pu inhumer leurs morts dans l’église, moyennant un droit de tombeau. Un ancien curé, Guillaume Maleville a été inhumé dans le chœur en 1771.  (Note rédigée pour le compte de "la vie montante", le mensuel des retraités chrétiens (Louis François Gibert). L’ASBDR a participé, à partir de 1999, à toutes les réunions  pour la rénovation intérieure de l’église (traitement des murs et des joints, éclairage) et apporte son soutien financier à ce projet d’envergure.

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Croix du Jubilé

La croix du Jubilé se trouvait vers 1830 sur l’Esplanade du même nom, puis elle fut déplacée sur la Barre, à l’endroit où se trouve  maintenant l’ascenseur des Grottes. Elle est dorénavant dans le jardin public, mais toujours au bord de la falaise, pour qu’elle soit vue de loin. L’ASBDR participe à son déplacement en 1998.

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Balustrade  du Jubilé

L’ASBDR participe à la rénovation de la balustrade qui va de l’Esplanade jusqu’à «la Croix du Jubilé».
Cette balustrade  était inesthétique et dangereuse. L'ASBDR,  en collaboration avec les municipalités en place, a proposé son remplacement et a participé financièrement au lancement de la première tranche.
Ces travaux ont débuté en 2000. Le projet initial qui a été accepté était de faire alterner des piliers en pierres maçonnées avec des grilles en fer forgé, de manière à offrir la vue la plus dégagée possible sur la vallée.
Puis, pour tenir compte du dénivelé entre la rue Taillefer et l’esplanade du Jubilé au niveau de l’ascenseur des Grottes, des solutions alternatives ont été trouvées, mais toujours dans le but de conserver la spécificité de la Bastide (murailles et murets) et de permettre d’admirer la vue sur la vallée.

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Source de la Canelle

La source de la Canelle se situe du côté Est de la plaine de Bord. Autrefois, cette source donnait toute l’eau nécessaire pour la vie de la bastide. Cette eau pure et fraîche était acheminée par une canalisation longue de 7 kilomètres alimentant un château d’eau situé à l’emplacement actuel du nouvel hôpital de Domme.

Abandonnée dans les années 1950 avec l’arrivée de l’eau de ville, cette source était envahie par la végétation mais Monsieur Dejean veillait à sa résurrection et il n’a pas fallu insister beaucoup pour que les bénévoles de l'ASBDR tentent de réhabiliter le site. Les deux bassins en aval de la source ont été nettoyés et remis en état. Ce site merveilleux et paisible est un paradis pour oiseaux et pour les promeneurs en quête de quiétude. (extrait du bulletin La Vie Dommoise d’août 2012).

ARCHIVES DE PRÉCÉDENTS DÉBROUSSAILLAGES ET DE FOUILLES
CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR VOIR LE DIAPORAMA


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Sauvegarder ce patrimoine historique

Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que la municipalité de Domme prend conscience qu’il faut sauvegarder ce patrimoine unique. En 1909, la commune décide de faire classer les remparts et de racheter les murs appartenant aux habitants. Les remparts seront inscrits aux Monuments Historiques en 1910. En septembre 1912, le ministre des Beaux Arts donne l’autorisation de les restaurer ainsi que les portes.

L'ASBDR, association pour la sauvegarde de la bastide de Domme et de ses remparts, fut créée en 1993 sous l’impulsion du Général Fageolles.

Le but était, dans un premier temps, de participer à la consolidation et la reconstruction des remparts. Après deux années et deux premiers chantiers sur les remparts : mur est du cimetière et mur sous la maison Reclus, l’Architecte des Bâtiments de France demande à l’ASBDR de re-orienter ses activités sur des chantiers du petit patrimoine, comme la balustrade de la Barre.

cliquer ici pour découvrir le film de présentation de l'ASBDR réalisé par JP Bouyssonnie, que nous tenons, encore une fois, à remercier de son travail !

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Membres du Conseil et du Bureau

Membres du Bureau et du Conseil

Patrice BUCHOT Président
Louis LAIDET Vice-Président
Jean LAGRANGE Secrétaire
Michel CAUSSE Trésorier

Membres du Conseil

Patrick ARMAGNAT Sophie BAUDINAUD
Antoine BLONDET Odile BOUYSSONIE
Paul KEEBLE Henri PRADALIÉ
Bénédicte ROBINET Sylvie TISSERAND

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MÉCÉNAT - ADHÉSION - BULLETINS

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